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BASKERVILLE – L’Âge d’or des conteurs

Foire Aux Questions (F.A.Q.)

, 07:16am

Publié par Baskerville

  • Pourquoi avoir créé cette collection ?

C’est une longue histoire.

L’un des premiers livres que j’ai traduits est Le Scarabée (The Beetle), de Richard Marsh, que j’ai découvert grâce à mon ami Richard D. Nolane, qui m’avait encouragé à l’acheter alors que nous nous trouvions dans une convention anglaise et qu’il l’avait vu sur la table d’un libraire ; quelques années plus tard, en 1989, c’est lui qui me l’a fait traduire.

Emballé par ce livre, j’ai tout de suite cherché à en trouver d’autres du même auteur. Hélas ! à l’époque — les années 1980-90 —, c’était impossible : les livres de Marsh étaient des pièces de collection, très cotées (l’anthologiste Richard Dalby raconte qu’il a mis plusieurs années à rassembler ses œuvres complètes pour le petit-fils de l’auteur, le grand écrivain de ghost stories Robert Aickman).

Puis la situation a changé au début des années 2000 : avec l’avènement des nouvelles technologies, quantité de livres introuvables, ressortissant au domaine public, se sont retrouvés disponibles, mis en ligne gratuitement ou vendus sous forme de fac-similés, de livres numériques ou de rééditions critiques bénéficiant d’un important paratexte.

À partir de là, j’ai comblé mes lacunes de lecteur, dévorant quantité de romans et de nouvelles de Richard Marsh, mais aussi d’autres auteurs de la même époque dont je ne connaissais que quelques textes. Entre 2006 et aujourd’hui, je n’ai pratiquement lu que dans ce registre et ai découvert des textes fabuleux — mais aussi constaté que certains auteurs n’étaient pas à la hauteur de leur réputation, du moins à mon goût.

À un moment donné, j’ai eu envie de les publier. Deux de mes amis, Richard D. Nolane, déjà cité, et Xavier Legrand-Ferronnière, le créateur du Visage Vert, m’ont dit que je n’avais guère de chances de succès : ils avaient déjà déployé quantité d’efforts dans ce sens, sans grand résultat autre qu’un succès d’estime.

Dans un premier temps, j’ai donc décidé de faire de l’auto-édition. Puis je me suis rendu compte que, si je pouvais prendre sur mon temps pour traduire des livres et en préparer la mise en page, je n’avais ni le temps ni la disponibilité pour faire tourner une maison d’édition.

Et c’est alors que j’ai pensé à Rivière Blanche.

Je venais de découvrir que sa maison mère, Black Coat Press, un éditeur en langue anglaise, publiait une collection informelle correspondant presque exactement à mon projet ; mais là, c’était un écrivain anglais, Brian Stableford, qui redécouvrait et traduisait en anglais des romans et des nouvelles de merveilleux-scientifique français pour les mettre à la disponibilité des lecteurs anglophones.

Peut-être que mon projet les intéresserait, ai-je songé.

J’ai profité de ce que Philippe Ward, le directeur littéraire de Rivière Blanche, venait dédicacer près de chez moi — c’était en août 2010 —, pour lui présenter mon projet, avec une déclaration d’intention, une liste des titres envisagés, bref, la totale. Je crois qu’il a réfléchi trois secondes avant de me dire : « Oui, on prend. » Il m’a conseillé d’envoyer le dossier par e-mail à Jean-Marc Lofficier, qui m’a répondu par retour du courrier : « Génial ! il faudrait que le premier titre sorte au printemps 2011. Tu as déjà un programme pour l’année ? »

Après ça, je n’ai plus vu le jour.

Quelque temps plus tard, encouragé par mon ami Jean-Claude Dunyach, je me suis intéressé à l’édition numérique. Comme Rivière Blanche ne souhaitait pas publier dans ce domaine, par manque de temps et de disponibilité, je me suis lancé tout seul avec la bénédiction de Jean-Marc et de Philippe.

  • Pourquoi avoir choisi le nom « Baskerville » pour la collection ?

C’est mon amie Fabienne Rose qui me l’a suggéré alors que je lui exposais le projet. Il s’est imposé avec la force de l’évidence. La grande majorité des livres que je publie s’inscrivent dans ce registre que les Anglais appellent « les rivaux de Sherlock Holmes ». Tout est dit.

Pour une fois qu’une idée n’est pas de moi, je peux dire librement qu’elle est géniale.

  • Comment choisis-tu les textes à publier ?

En fonction de mes lectures. Le domaine « baskervillien » est en grande partie inexploré. Grosso modo, il recouvre les récits publiés entre 1890 et 1914, en langue anglaise, avec pas mal d’échappées spatio-temporelles. Je me suis rendu compte, en l’explorant, que quantité d’écrivains avaient été peu ou mal traduits et que je pouvais faire découvrir des pépites en quantité.

Au fil du temps, à mesure que j’améliorais ma connaissance de ce corpus, j’ai découvert des auteurs dont l’œuvre était si passionnante que je voulais vraiment la creuser en profondeur ; je citerai Robert Barr, Richard Marsh, Headon Hill et quelques autres, qui vous seront familiers si vous connaissez le catalogue de la collection. D’autres, comme Grant Allen, Melville Davisson Post et Louis Joseph Vance, m’ont séduit avec certaines de leurs œuvres, mais pas toutes. Et puis il y a les coups de cœur, comme Les Joyeuses Aventures d’Aristide Pujol, de Willam J. Locke, que je me suis senti obligé de rééditer dès que je l’ai lu.

Pour rentrer un peu plus dans la « cuisine interne » de la collection, Jean-Marc Lofficier m’a imposé un rythme de six parutions annuelles. J’aurais voulu en faire davantage, mais il m’a dit de rester raisonnable — il avait raison. Publier six livres par an, c’est du boulot. Mais bon : avec le numérique, je peux me permettre des extras…

  • Quels sont les différents genres littéraires concernés par la collection Baskerville ?

Là, j’ai dû réduire la voilure, pour ainsi dire.

À l’origine, je voulais publier des ouvrages ressortissant à tous les genres de la littérature populaire : policier, fantastique, merveilleux-scientifique, aventures fantastiques… Au bout d’un temps, je me suis rendu compte que je devais me limiter si je voulais donner une identité à la collection, alors j’ai choisi de me concentrer sur le policier. Pourquoi ? Parce que j’ai constaté que c’était dans ce domaine qu’il y avait le plus de découvertes et de redécouvertes à faire, qui plus est susceptibles d’intéresser un — plus ou moins — large public.

En matière de fantastique, tout ou presque de ce qui est sorti dans la période qui m’intéresse a été traduit en français et publié dans de bonnes conditions. Il y a peut-être des exceptions, mais j’attends qu’on me les montre.

En matière de merveilleux-scientifique — de scientific romances —, je n’ai encore rien trouvé d’intéressant, mais je suis ouvert à toutes propositions.

Pour ce qui est du registre « aventures fantastiques », je suis très séduit par l’œuvre de George Griffith — qui a aussi œuvré dans la scientific romance —, mais ses romans sont tellement longs que je ne peux pas me permettre de les attaquer pour le moment. Wait and see.

Donc, du polar, de préférence à énigme ou humoristique. Je me flatte de publier des auteurs dont les ouvrages de référence français n’ont jamais entendu parler.

  • Qui est derrière la collection Baskerville ?

C’est moi qui fais tout ou presque.

Mais là, il convient de dissocier la collection « Baskerville », publiée en papier par les éditions Rivière Blanche, et la collection « e-Baskerville », publiée en numérique par moi-même.

Pour Rivière Blanche, je suis directeur de collection, c’est-à-dire que je choisis les ouvrages à publier, tels qu’on me les propose… sauf que personne ou presque ne m’en propose, excepté moi-même !

Quelques exceptions : La Cité sans nom, de Vladimir Odoievski, proposé par Patrice & Viktoriya Lajoye, que j’ai été ravi de publier parce qu’il s’insérait à merveille dans le projet de la collection. Depuis, Patrice et Viktoriya l’ont réédité dans le cadre de leur maison d’édition Lingva. Bon vent à eux !

Autre exception : Baal/Les Amantes du diable de Renée Dunan, qui est la version française de l’ouvrage dirigé par Brian Stableford pour Black Coat Press. Ici, je me suis contenté de traduire l’introduction et les notes de Brian, et de mettre en forme le texte de la sulfureuse autrice.

En ce qui concerne « e-Baskerville », j’agis sous le statut d’auteur auto-édité, donc je ne publie que les traductions dont je suis l’auteur et les traductions tombées dans le domaine public que j’ai revues et complétées.

  • Comment travailles-tu quand il existe déjà une version française du roman/recueil ?

Le principe de la collection, en papier comme en numérique, est de présenter des ouvrages inédits ou introuvables.

S’il existe une traduction française, si elle est correcte et susceptible d’être révisée, si elle est tombée dans le domaine public (du moins dans la mesure où je peux le déterminer), si elle n’est pas disponible sur le marché, alors je la récupère.

Comme le disait Gérard Klein, le travail de révision de traduction réserve des « joies austères ». Parfois, on trouve des traductions allègres, bien enlevées, qui ne nécessitent qu’un léger toilettage ; dans d’autres circonstances, on s’aperçoit que le ou les traducteurs ont salopé le boulot et qu’on fait alors œuvre utile en restaurant le livre. Un mien ami me disait qu’il avait détesté les romans de la série « Le Loup solitaire », mais lorsqu’il les a lus dans mes traductions restaurées, il les a adorés. C’est très gratifiant.

Une nouvelle fois, on rentre dans la cuisine interne de la collection. La traduction d’un roman « baskervillien » inédit en français me prend entre trois et six semaines. Vu les ventes de la collection, je ne peux plus me permettre de traduire trop d’ouvrages, donc je recherche de plus en plus des traductions à restaurer, qui me demandent moins de temps. C’est une contrainte, mais la quantité d’ouvrages passionnants que je souhaite faire découvrir ou redécouvrir est telle que cela ne me dérange guère.

Pour revenir à la question initiale, il m’est arrivé de lire des traductions préexistantes tellement nulles qu’il faut repartir de zéro. Et des traductions bonnes mais inaccessibles parce que non tombées dans le domaine public, auquel cas je passe ou j’attends mon heure.

Ah ! au fait, je ne vous l’ai pas dit : je n’ai pas de budget.

  • Comment sont choisies les couvertures des romans ?

Deux réponses à cette question, selon que l’on parle des ouvrages papier ou numériques.

Pour les ouvrages papier, Jean-Marc Lofficier dispose d’une pinacothèque — vous ne pouvez pas savoir à quel point je suis ravi de pouvoir utiliser ce terme — d’œuvres qu’il peut utiliser comme couvertures des ouvrages publiés par Rivière Blanche. Une fois par an, en été, nous avons une réunion où j’arrive avec mon programme de l’année suivante et où nous choisissons ensemble dans ladite pinacothèque — je ne m’en lasse pas — les couvertures des prochaines parutions baskervilliennes.

En ce qui concerne les ouvrages numériques, dont la maquette de couverture est totalement différente, justement pour les différencier des ouvrages papier (sans compter que je me sens libre de publier en numérique des ouvrages inédits), c’est moi qui choisis l’illustration de couverture, en fouinant sur la toile en quête de dessins, de peintures, de gravures, etc., tombées dans le domaine public (parce que le budget, que couic, comme précisé précédemment).

En général, je lance une recherche avec quelques mots clés et je regarde les résultats, en me laissant guider par l’inspiration. Parfois je récupère une illustration conçue expressément pour le texte concerné, parfois je choisis une illustration venue d’ailleurs qui me semble coller à la perfection.

Quant à la façon dont je prépare la couverture, la voici. WARNING ! Si vous n’êtes pas un geek minable, passez à la question suivante. Si vous êtes un super-geek aussi, parce que vous allez m’engueuler.

Une fois que j’ai sélectionné l’illustration, je la traite avec Photoshop Elements, qui est le seul logiciel dont je dispose et dont je sais à peine me servir. Donc, je me contente du minimum : transformation de couleur en noir et blanc, contraste automatique et netteté automatique, puis sauvegarde au format jpeg. Ensuite, je fais ma maquette avec un gabarit sous word en insérant l’image, en lui mettant un cadre et en vérifiant qu’elle est au bon format tel que l’exigent les supports de vente.

Ensuite, je transforme cette couverture maquettée word en pdf.

Ensuite, je reviens à Photoshop Elements en transformant le fichier pdf en image jpeg, que je nettoie au passage (essentiellement, je redimensionne).

Et voilà, j’ai mon image.

Vous pouvez vous réveiller.

  • Sur quelles plateformes peut-on acheter les titres de la collection ?

Là encore, cela dépend si vous parlez des ouvrages papier ou numériques.

Pour les ouvrages papier, voici la liste des partenaires Rivière Blanche. [Si un libraire mentionné sur cette liste vous regarde avec de grands yeux ahuris, écrivez à l’éditeur.]

Par ailleurs, Rivière Blanche a une boutique eBay (vendeur « mvpef »).

Vous pouvez également commander les ouvrages en vente directe sur le site de Rivière Blanche.

Et sur ce blog, à l’entrée de chaque ouvrage, vous avez un lien vous orientant vers le site de Rivière Blanche qui vous permet de le commander. On vous mâche le travail, dirais-je.

Pour les ouvrages numériques, ils sont en vente sur amazon.fr (format kindle), kobobooks.fr, fnac.com et moutons.electriques.fr (format ebook). Faire une recherche avec mon nom, je suis un peu mégalo. Ou alors cliquer sur le lien, je suis sûr qu’il y en a un…

  • Comment contacter le service de presse ?

Là encore, tout dépend si vous parlez des livres papier ou des livres numériques.

Pour les livres papier : contactez Rivière Blanche.

Pour les livres numériques : contactez moi.

  • Une idée des prochaines parutions ?

Oh ! oui, et même plusieurs. Procédons par ordre.

Je compte publier un maximum d’œuvres de Robert Barr. Cette année sort le troisième « Lord Stranleigh », Lord Stranleigh, philanthrope, et en 2016 je vous présenterai le quatrième et dernier, Lord Stranleigh en Amérique. Viendra ensuite, sans doute, un recueil intitulé Apocalypses et aigrefins, qui reprendra toutes les nouvelles que j’ai publiées en exclusivité numérique, plus des nouvelles parues en France avant 1940, et deux nouvelles traduites par Richard D. Nolane qui m’a fait l’amitié de participer à l’aventure. Ensuite, je compte traduire deux romans à épisodes intitulés Jennie Baxter, Journalist et The Speculations of John Steele ; puis, sous une forme que je n’ai pas encore déterminée, présenter l’édition intégrale de son œuvre policière la plus connue, The Triumphs of Eugene Valmont, dont il n’existe aucune traduction complète.

Également promis à un brillant avenir baskervillien, Richard Marsh, dont j’ai retrouvé deux traductions jadis parues en feuilleton et inédites en volume : The Woman in the Car et The Great Temptation (inutile que je donne les titres français d’époque, ils sont à changer car trop lourds) ; le premier, surtout, est un roman policier extrêmement novateur pour l’époque, où le suspense ne se relâche jamais. J’ai également sélectionné plein d’inédits, mais ce sont des gros livres qui ne peuvent être traduits qu’avec parcimonie.

Je reste très attaché à Headon Hill, un auteur que j’ai parfois l’impression d’être le seul à apprécier. Là aussi, j’ai accumulé une pile de romans que je n’ai pas fini de lire et où j’ai déjà trouvé quelques pépites. Idem pour Fergus Hume, dont l’œuvre abondante recèle pas mal de surprises — et qui a déjà fait l’objet de traductions, aujourd’hui introuvables. Si je me débrouille bien, je peux vous offrir un Hill chaque année, et j’y compte bien.

Évoquons les projets de longue haleine. Cette année, je publierai Double dupe, la cinquième aventure du Loup solitaire, de Louis Joseph Vance, la dernière à avoir été traduite en français. Il existe trois volumes inédits, deux romans de taille normale et un troisième nettement plus court, ainsi qu’une novella jadis parue dans Le Saint Magazine. Les quelques ouvrages de référence affirment que ces textes tardifs sont médiocres ; j’ai pris la peine de les lire et je les ai trouvés très bons ! Je vais donc les traduire pour compléter le cycle. Ensuite, qui sait ? peut-être reverra-t-on Mr. Vance — son œuvre reste à explorer.

Une fois achevée la publication du « Loup solitaire », j’envisage de m’intéresser à un autre grand mythe du policier américain, tendance « pulp » : la Machine à penser, créée par Jacques Futrelle. On n’en connaît en France qu’une sélection jadis parue chez Rivages, mais il y a de quoi faire quatre livres. Les deux premiers existent en édition américaine, parus du vivant de l’auteur ; les deux autres seront à composer.

En fait, mon plus grand obstacle, c’est l’abondance de matière. C’est pourquoi j’ai décidé de ne pas garder le secret sur mes projets : si quelqu’un d’autre est intéressé par un personnage ou un auteur « baskervillien », qu’il fonce ! J’ai vu qu’une jeune traductrice avait entrepris de publier en français les enquêtes de Flaxman Low, un détective de l’occulte imaginé par le couple mère/fils Hesketh Prichard, et je lui souhaite bon vent !

Dans les mois et les années à venir, je compte m’intéresser aux auteurs suivants (dans le désordre) :

Louis Tracy : un des inventeurs de la série policière d’énigme, je crois bien, qui a également écrit beaucoup de romans d’aventures, parfois fantastiques. Je suis encore en train de l’explorer, mais c’est très attachant.

Arthur Morrison : surtout connu pour son personnage de Martin Hewitt, créé à la demande du rédacteur en chef du Strand Magazine pour « remplacer » Sherlock Holmes lorsque Conan Doyle l’avait « tué ». Il faut que je relise cette série avant de me décider, mais j’ai par ailleurs prévu d’éditer très vite un roman humoristique, L’Œil vert de Poona, ainsi qu’un réjouissant roman, Dorrington, détective marron, dont je recherche la traduction due à Albert Savine.

Arnold Bennett : ce grand homme de lettres anglais, très francophile, est totalement oublié de nos jours, mais il fut à l’Angleterre ce qu’André Gide était à la France. Et il a écrit des contes policiers humoristiques très enlevés, dont ceux consacrés à un millionnaire monte-en-l’air — savoureux !

Guy Boothby : je ne pouvais que m’intéresser à ce maître, bien connu pour sa série du Docteur Nikola, dont Richard D. Nolane avait jadis entamé la publication ; d’ailleurs, c’est l’ami Nolane qui doit me préparer quelque chose, quand les armes secrètes nazies lui en laisseront le temps. Mais j’ai aussi des projets personnels, dont les aventures de Simon Crane, « le prince des voleurs ».

Bertram Mitford : encore un écrivain totalement tombé dans l’oubli, et jamais traduit en français à ma connaissance. Pour simplifier, je dirais que c’est le chaînon manquant entre H. Rider Haggard et Joseph Conrad. Un écrivain de l’Afrique, avec beaucoup de souffle, auteur d’une œuvre abondante mais pas toujours « baskervillienne », hélas… attendez ! mais dans ce roman, il y a une araignée géante ! C’est pour moi.

Barry Pain : un géant de l’humour british. Les éditions du Visage vert préparent quelque chose sur lui ; j’ai sélectionné un polar à l’humour grinçant, on va voir où il sera publié.

Catherine Louise Pirkis : dans le registre qui m’intéresse, créatrice d’un personnage de femme détective très proche de… Maigret ! Rien qu’un petit volume, mais que je tiens à publier… le moment venu !

George R. Sims : à ne pas confondre avec Georges Sim (un pseudo de Simenon). Ce grand journaliste anglais a créé un personnage de « lady detective » des plus attachant — c’est pour moi !

Fred M. White : comme Richard Marsh et Fergus Hume, a écrit quantité de thrillers dont certains sont excellents. Trois ou quatre traductions françaises disponibles ; une piste à explorer.

Et pour finir, une redécouverte que je prépare pour dans quelques années :

E. Phillips Oppenheim : le titan du thriller british sur toute la première moitié du 20e siècle, avec son grand rival Edgar Wallace ; j’en suis pour l’instant à explorer son œuvre, mais ça va envoyer du bois. Et si vous êtes fan d’Edgar Wallace, foncez — moi, je n’aime pas.

Et puis…

L’imprévu.

Tout comme je n’ai pas pu résister à l’envie de rééditer Les Joyeuses Aventures d’Aristide Pujol après l’avoir lu, je peux toujours craquer pour un ouvrage que je n’ai pas encore lu au jour où je tape ces lignes.

Sans compter les projets que commencent — enfin ! — à me proposer des érudits enthousiastes. À ce jour, il y en a deux sur le feu qui me semblent particulièrement excitants. Reste à caler tout ça avec les intéressés.

Guettez ce blog pour l’annonce des parutions 2016, cet été ou à peu près.

Jean-Daniel Brèque

Foire Aux Questions (F.A.Q.)

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